Comprendre l’OPEP+

Retour Réduire sa facture d'énergie
Partager l'article fb twitter
Comprendre l’OPEP+
Mieux connaitre l'OPEP+

L’OPEP est l’acronyme qui désigne l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole. Cette organisation rassemble plusieurs pays produisant du pétrole dans le but de stabiliser les prix des barils de pétrole. Pour comprendre la structure du prix du fioul, connaitre l’OPEP est important. C’est pourquoi, Hello fioul vous propose régulièrement des articles à ce sujet. Aujourd’hui, comment pouvons-nous définir l’OPEP+ ?

Nous évoquions l’OPEP+ dans un précédent article sur l’actualité du fioul domestique, aujourd’hui nous souhaitons détailler ce que signifie cet acronyme avec le signe plus. Dans cet article nous détaillons donc l’OPEP+ dont les prochaines réunions seront à suivre d’un œil attentif.

Ce qu’est l’OPEP+

Tous les pays exportant du pétrole ne sont pas forcément des membres de l’OPEP. L'alliance OPEP+ (ou OPEC+ dans sa forme anglophone) s’est formée pour pallier à ce manquement. Ainsi l’OPEP s’est associée de manière plus officieuse avec certains pays producteurs de manière à créer une sorte d’alliance appelée OPEP+.

Le but est toujours le même : apporter une relative stabilité au marché pétrolier au travers d'accords communs sur la production de pétrole.

C’est en 2016 que cette alliance de l’OPEP avec 10 autres pays producteurs de pétrole a été mise en place. Depuis, l’OPEP+ réunit les pays de l’OPEP et les pays suivants :

La Russie

Le Mexique

Le Kazakhstan

Azerbaïdjan

Bahreïn

Brunei

La Malaisie

Oman

Le Soudan

Le Soudan du Sud

Les 14 membres « historiques » de l'OPEP contrôlent 35% des approvisionnements mondiaux en pétrole et détiennent 82% des réserves. Avec la greffe des 10 pays non membres de l’OPEP, ces parts augmentent respectivement à 55% et 90%. Cela confère à l'OPEP+ un niveau d'influence sur l'économie mondiale très conséquent.

Il faut savoir que les membres de l’OPEP+ ne sont pas tenus de respecter les décisions prises par l’OPEP en ce qui concerne notamment les quotas de production. Ils sont néanmoins invités à participer activement aux discussions de cette organisation.

On constate régulièrement que l’ajout de l’OPEP+ à l’OPEP permet, lors de crises importantes, de résoudre certains litiges et d’éviter un effondrement trop important des prix du baril sur le plan international.

Les craintes actuelles de l’OPEP+ depuis les élections américaines

Les cours du pétrole sont en hausse depuis quatre jours consécutifs, motivés par la perspective d'une amélioration de la demande liée à l'annonce d'un potentiel vaccin contre la Covid-19. Les cours bénéficient également de la spéculation concernant une offre qui resterait plus limitée qu'envisagé jusqu'à lors : "L'Opep+" pourrait prolonger ses réductions de production en 2021 ou les amplifier si l'évolution des marchés le nécessite, a déclaré le ministre algérien de l'Energie.

L'OPEP et ses alliés ont prévu d'abaisser en janvier la réduction de leur production de brut à environ deux millions de barils par jour (bpj), contre 7,7 millions actuellement.

Comme vous pouvez le constater dans le chapitre plus haut, n’étant pas présents dans l’énumération les États-Unis, premier producteur mondial, ne sont pas membre de l'alliance OPEP+. Néanmoins d’après le ministre russe de l’énergie, Alexander Novak, ils "soutiennent l'accord", favorable à leur industrie de pétrole de schiste, en grande difficulté. "Ils disent qu'ils sont prêts à contribuer à la baisse de la production : on a entendu des chiffres allant de 2 à 3 millions de barils par jour", a indiqué le ministre russe dimanche 8 novembre (lendemain de l’annonce de l’élection de Joe Biden). D’autre part, il précise ne pas attendre un retournement favorable de la conjoncture économique "avant la fin de l'année, dans le meilleur des cas".

Alors qu'ils tournaient encore autour de 60 dollars il y a quelques mois, les cours du pétrole ont atteint en début de semaine dernière des niveaux plus vus depuis 2002. Le jeudi 12 novembre, le cours du baril de WTI américain gagne 1,9% à 42,15 dollars tandis que son homologue européen de la mer du Nord, le Brent, progresse de 1,65% à 44,50 dollars.

Le prix chez vous